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Image: Le retour du public dans une salle bien remplie a été très positif

OIKOPOLIS am Dialog : A propos d’une gestion créatrice du temps

19.10.2018


Nouer des amitiés avec le « temps » - tel était le titre d’une conférence publique donnée par Wofgang Held en tant qu’intervenant à « OIKOPOLIS am Dialog » le 15 octobre dernier à Munsbach. Ce n’est pas sans raison que la notion du « temps » y figure pas entre guillemets, car le naturaliste et humaniste (professeur Waldorf de mathématiques et d’astronomie et expert en culture générale très érudit), auteur de livres et chroniqueur du magasin « a tempo » a su remettre en question des idées préconçues qu’on ne questionne que très rarement. Ce faisant, il a montré des interrelations dont on n’est pas toujours conscient mais qui ont néanmoins d’effets universels.

Époques et dimensions du temps


Pour commencer, le conférencier esquissa les grands cycles de l´histoire humaine présentant l’époque égyptienne, gréco-romaine et moderne en fonction de son traitement respectif des sentiments (les vivre pleinement, les maîtriser et/ou cultiver et finalement en créer de nouveaux sentiments voire sensations).
D’une côté, ces trois approches nettement différentes s’opposent au temps physique mesuré à l’aide d’horloges. De l’autre côté, il en faut concéder une influence subjective au temps vécu de même qu’au temps rappelé. Dans ce sens, l’impression du temps diffère selon l’engagement émotionnel de la personne concerné : avec l’ennui, le temps s’étire pendant qu’il file lorsqu’on en profite pleinement. Il en résultent d’autres types du temps qui viennent complémenter la cadence mécanique des montres : le « temps du vivant » avec son accélération si typique qui caractérise aussi l’évolution culturelle, le « ralentissement de l’âme » et finalement le « temps du Moi » où « l’éternel se marie d’un instant au temporel ».

Les mêmes rythmes - à grande échelle / à petite échelle

Ayant échangé maintes anecdotes à propos de l’expérience du « temps » avec le public qu’il a su impressionner par de nombreux citations issues de la littérature mondiale, M. Held a fini par aborder, quoique brièvement, les paralleles entre les rythmes cosmiques et ceux de la semaine de sept jours - conception qui s’est imposé depuis l’époque romaine.

D’après M. Held, ce n’est pas par hasard que les sept jours portent des nom dérivés du monde divin de l’Antiquité. Au fait, chaque jour se caractérise par des propriétés qui ont été attribuées au dieux et déesses de la mythologie romaine, comme p.ex. mardi - le jour du Mars, connu comme dieux de la guerre. En ce sens, l’esprit de mardi est celui d’avancer et d’affronter de nouvelles situations ou, au sens plus large, de l’action pure sans trop y réfléchir. Par contre, mercredi, en tant que jour de Mercure, évoque d’autres énergies, à savoir celles qui caractérisaient le patron des commerçants : communication, dialogue-échange ou encore au sens plus général, l’intérêt pour autrui.

Ainsi, le déroulement de chaque semaine rappelle un mouvement pendulaire oscillant entre les jours dit « solaires » caractérisés par l’avancement d’une volonté qui s’impose et les jours « lunaires » symbolisant quant à eux le retrait de l’individu en profit de la communauté et de l’échange. Compte tenu de ces attributions, il n’est donc pas surprenant qu’il y ait des jours qui sont plus ou moins compatibles avec un certain type d’activité. Sans approfondir ce sujet dont il traite dans ces livres, le conférencier a répondu aux nombreuses questions du public, dont une liée à l’applicabilité pratiques des connaissances acquises sur la relativité du « temps ».

De l’aide au quotidien

Tout en soulignant que la gestion du temps est essentielle pour notre bonheur, M. Held a présenté le stress et l’agitation resp. le rythme effréné comme les principaux problèmes du temps qu’on envisage aux temps modernes. Au cadre d'un atelier intensif tenu le lendemain (voir image ci-dessus), le conférencier a décrit l’agitation comme manque d’amour (sachant qu’on s'en « prend le temps » quand on veut vraiment se dédier à une activité. Quant au stress il a été désigné comme conséquence de la stupidité car c’est toujours le manque d’attention au moment des préparatifs qui entraîne une exécution frénétique.

Cette constatation met en évidence une formule simple, mais efficace pour une gestion créatrice du temps: Quoi que tu fasses, mets du cœur à l’ouvrage! Ainsi, tu échappera à la frénésie ... et agis avec prudence pour éviter le stress!

Dans ce sens, la gestion créatrice du temps va de pair avec l’évolution personnelle - côté dévouement ainsi que côté attention.